L'Echo
d'Eloie
Illustré

Numéro 2
Mars 2002
Le magazine de la vie du village,
de son histoire et des Eloyens

30 décembre 2001 ... 
Portrait : Marcelle Armando 
  Eloie et son histoire 
Vie du village 
Etat civil et Agenda 
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«L'Echo d'Eloie Illustré»
 
Rédaction
    Commission information,
    Mairie d’EIoie
     
  • Eric Walter, Président
  • Marie-Pierre Chenel
  • Charlotte Zilliox
  • Dominique Gaspari
  • Bernard Martin
  • Jean-Claude Meyer
  • Jean Zilliox
Merci à
  • Michel Oriez, Maire d'Eloie
  • Yves et Marcelle Armando
  • Armand Jund, Maire honoraire pour leurs informations
  • Céline HaIm et Sophie Jésus (secrétariat de Mairie)
Crédit photo : Delphine Armando, Monique et Raymond Estienne, Christiane Lhomme, Denis Ferrand, Bernard Martin, Ginette et Jean-Claude Meyer, Christian Mougeot, Marie-Thérèse et Dominique Walter, Eric Walter, collections privées.
A la mémoire de David Astorga, un ami.
ELOIE, 30 décembre 2001 ...
... Il est tout juste 10 heures, le ciel est bleu, le soleil tente d'imposer sa chaleur à l'hiver naissant ...
 Une bien agréable journée semble s'annoncer ...
 C'est désormais entendu, il ne faut jamais se fier aux apparences ... en guise de beau dimanche, cette fin d'année 2001 offre aux éloyens des heures sombre de désespoir, d'incompréhension ...
la Vague ! 
ELOIE, 30 décembre 2001 ...
après la Vague !

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Portrait
Marcelle Armando
 « L’Echo d’Eloie illustré », pour ce numéro de printemps, a choisi de s’intéresser à une figurine féminine de notre village : Marcelle ARMANDO, l’une des dernières – si ce n’est pas la dernière - habitante d’Eloie à y être née.
 Marcelle a vu le jour en 1927 dans la maison familiale du 16 grande rue, une ferme typique de solide conception, dont le premier occupant fut son arrière grand-père maternel. Cependant , c’est au numéro 10 de la même rue qu’elle passa son enfance et sa jeunesse en compagnie de son père Georges MIEHE et de sa mère Marthe ORIEZ. Et, finalement Marcelle n’a jamais quitté la rue principale du village puisque depuis 1965 elle habite en compagnie de son mari Yves, au numéro 27, une belle  maison qu’ils ont rachetée à Raymond ORIEZ, l’oncle de Marcelle. Oui ! une belle maison chargée d’histoire : au XIXième siècle, elle fut notamment le siège du moulin à grain du village, devint ensuite une usine à livres - le personnel de cette usine logeait dans la cité des ouvriers, l’actuelle maison de la famille BENACHIR - jusqu’à l’arrivée d’un nouveau propriétaire, au début du XXième siècle, un certain Jules ORIEZ (voir Echo d’Eloie Illustré n° 1), et elle servit enfin de lieu de cantonnement pour les soldats Français libérateurs de Belfort en 1944.

 A l’âge de 5 ans, Marcelle poussa  pour la première fois la porte de l’école communale. Elle effectua toute sa scolarité dans la classe unique de la sympathique et aimée madame MATRINGE. Marcelle partagea ainsi durant 9 années studieuses et joyeuses les bancs de l’école avec entre autres, Armand JUND et son frère Robert, Maria LOUIS et Yvonne LIROT qui deviendront respectivement mesdames Ulysse PUTOD et Gaston PREVOT, figures bien connues des éloyens, Raymonde ORIEZ la future maman de « Cocoye », aujourd’hui propriétaire du « Cheval Blanc » de Grosmagny, une auberge réputée pour sa friture de carpes.

 Nostalgique de l’ancien Eloie, celui des veillées entre jeunes et anciens, où l’on jouait au nain jaune ; cet ancien Eloie où l’on voyait passer les charrettes, pleines de bois, tirées par les bœufs, qui descendaient jusqu’à Belfort et revenaient tard en fin de journée ; Marcelle regrette que les liens ne soient plus aussi forts entre les habitants du village, mais c’est vrai, Eloie s’est agrandi, les gens travaillent loin du village et la télévision est de plus en plus présente…

 Marcelle deviendra Madame Yves ARMANDO en 1948. Yves, natif par accident des Bouches du Rhône – sa maman en visite familiale dans la région, a accouché pour ainsi dire dès sa sortie de train ! – est en fait originaire de VALLAURIS. Il arriva en libérateur de Belfort en 1944, et c’est lors de son cantonnement à Eloie qu’il fit la rencontre de sa future épouse. Ces deux là ! Rien ne présageait qu’ils se marieraient un jour tant ils se chahutaient ! Marcelle et Yves auront deux garçons, Alain en 1952, qui vit toujours à Eloie et dont l’épouse Reine est connue de tous les écoliers du village - demandez – vous pourquoi -, et Jean-Marc en 1956, qui, malheureusement, disparaîtra tragiquement à l’âge de 17 ans, dans un accident de la circulation. Alors qu’il sortait sur sa moto de l’enceinte de son lycée, une voiture le renversa.

 Le curé Edmond FESSELET, grand ami de la famille, qui était à ce moment là en convalescence dans le sud de la France, tint à conduire la cérémonie des obsèques de Jean-Marc - ce qui fût fait. Edmond FESSELET habitué à se rendre chez « les » ARMANDO à n’importe quel mois de l’année pour y déguster des moules marinières,  fervent  porte – parole d’une chapelle qui soit un véritable lieu de vie, dans lequel on ne se limite pas aux célébrations religieuses, fut d’un très grand réconfort en ces instants pénibles pour Marcelle, Yves et Alain.
 Marcelle fût couturière en particulier chez SCHWAB à Belfort et LAMA à Valdoie. Yves quant à lui travailla un temps également dans le textile et termina sa carrière comme responsable des expéditions de la quincaillerie NOZAL. Il fût également conseiller municipal très actif lors du premier mandat d’Armand JUND.

 Si les souvenirs d’enfance de Marcelle, comme tout un chacun, sont nombreux et identiques à tout ce que peut vivre un enfant de la campagne, elle retient surtout qu’à son époque, il fallait beaucoup marcher ou pédaler afin de faire ses courses dans les villages voisins encore aller à l’église de Grosmagny… Et son regard pétille lorsqu’elle nous narre ses folles descentes en luge depuis le sommet du mont - le fameux PITON d’Eloie - jusque sur la route d’Offemont.

 Yves, pour sa part, se souvient des séances de cinéma du Lido de Valdoie, auxquelles il se rendait avec ses amis, évidemment à pieds. Il se rappelle aussi qu’il faillit brûler lors de l’incendie de « la ferme des six fesses » en portant secours aux infortunés propriétaires. Il revoit encore Marcel et Raymond ORIEZ, les deux frères, frayer la grande Rue enneigée avec deux, parfois quatre bœufs, attelés à une lame d’acier, ils allaient ainsi jusqu’à Valdoie et faisaient demi-tour à la hauteur du Bar « Chez STAAL », devenu le Turenne…

 Voilà, si d’aventure au hasard de vos promenades dans le village vous avez la chance de croiser le sourire de Marcelle, d’entendre la voix chantante de son mari, en toute simplicité, rendez-leur la pareille, cela leur fera chaud au cœur ; une once de sagesse vous envahira, si ! si !

 
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Balade
dans le temps
 Au fil des parutions de l’écho d’Eloie illustré, nous allons tenter de mieux connaître notre village en nous intéressant de plus près à certains bâtiments publics et à certains lieux caractéristiques.
Histoire de l’école d’Eloie en quatre épisodes
1) La genèse
2) L’agrandissement
3) Les dégâts causés par les deux guerres mondiales
4) Les derniers aménagements

Sources :
Archives Départementales du Territoire de Belfort.

1) La genèse
 La nécessité pour la commune d’Eloie de construire une maison d’école apparaît régulièrement dans les délibérations du Conseil Municipal de 1840 à 1844. En attendant de pouvoir réaliser ce projet, la commune loue une salle de classe et un logement pour l’instituteur, monsieur VALOT qui reçoit un traitement fixe de 200 francs par an, payé par la commune et les secours qu’elle obtient de monsieur le Préfet  et 130 francs pour la rétribution scolaire indépendamment du logement, du chauffage, de la jouissance d’un jardin et d’un petit verger.

 Les conseillers, lors de la séance du 10 novembre 1844 ont porté le taux de rétribution scolaire à 40 centimes par mois et par élève. Ce conseil composé de 9 membres  a été installé le 9 septembre 1843. Le Maire, Célestin ORIEZ et son unique adjoint, Pierre-Louis BLANC, ont prêté serment selon la formule rituelle :  « Je jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la Charte constitutionnelle et aux lois du royaume. »

 Au niveau national, la bourgeoisie libérale a porté au pouvoir le duc d’Orléans qui prend le nom de Louis-Philippe 1er, roi des Français. Il est le successeur de Charles X, chassé du trône par le peuple de PARIS, en juillet 1830. Cette période, connue sous le nom de monarchie de Juillet se terminera en février 1848 par  une autre révolution. Un personnage influent sous ce régime, Guizot, ministre de l’Instruction publique fait adopter le 28 juin 1833, une loi sur la liberté et l’organisation de l’enseignement primaire qui oblige les communes à assurer le développement de l’instruction.

 Lors de sa cession ordinaire de mai 1844, le Maire, Célestin ORIEZ fait part au conseil de la « nécessité indispensable où se trouve la commune d’avoir une maison d’école qui d’après les devis les plus bas et les plans provenant de la Préfecture, s’élèveraient à 5000 francs pour les frais de construction. » Le même jour, le conseil sollicite la délivrance d’une coupe extraordinaire de plusieurs hectares à prendre dans la meilleure partie du canton et une subvention de 2000 francs sur les fonds départementaux, sans quoi, il leur semble impossible d’exécuter la construction projetée.

 Un an plus tard, lors de sa séance du 7 mai 1845, le Maire expose au Conseil que la coupe demandée précédemment ne pourra avoir lieu et que la commune n’a aucune ressource pour payer la construction d’une maison d’école. Mais une opération avantageuse se présente : une maison d’habitation située sur une parcelle de 4 ares 6 centiares appartenant aux héritiers d’Alexis BARBERET est en vente au prix de 2000 francs. Cette maison pourrait être transformée en maison d’école en y apportant les transformations nécessaires.

 C’est seulement en février 1846, que le Conseil Municipal sollicite officiellement auprès du Préfet, l’autorisation d’acquérir cette maison pour la convertir en maison d’école.

 Le Maire souligne le sacrifice que la Commune est obligée de consentir en abandonnant volontairement pendant 4 années la moitié de son affouage (droit qu’ont les habitants d’une commune de pratiquer certaines coupes de bois sur les biens communaux).

 L’autorisation du Préfet est accordée en juin 1846. A cette date, la population officielle de la Commune est de 170 habitants. Les enfants susceptibles de fréquenter l’école sont une trentaine.

(à suivre)
Voir les plans

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Vie du village
Bernard Martin
 S'il se présente lui-même comme un simple amateur éclairé en matière de généalogie, il n'en est pas moins d'une efficacité redoutable !
bernard Martin a rejoint les rangs de la commission information en décembre dernier.
Arbre de Noël

Quelques jours avant Noël, Gilles Beauseigneur, Denis Zeller et son fils Bruno ont (re)mis sur pied un superbe arbre de Noël devant la mairie, décoré, ensuite, par une équipe de bénévoles membres du Conseil municipal ou de l'ASC Eloie 2002.

Repas
 Le 6 janvier 2002,

Aimé Couchot, dynamique président de la section 3ème âge du village, souhaite un très bon appétit aux nombreux convives.

Oeuvres d'Art détruites
Les 24 et 25 novembre 2001,

l'expo-rencontre « Peinture & écriture » a remporté un vif succès : plus de 200 visiteurs !
On peut voir, sur la photographie, quelques-unes des toiles de Marcelle pousssardin, dont la plupart ont été détruites par l'inondation du 30 décembre 2001 !

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Etat-Civil
Naissances :
{ Thomas BLANCHARD, le 4 octobre 2001, de Jian Ji Cai et Pierre BLANCHARD
{ Thaïs BERNER, le 26 octobre 2001, de Dominique SENG et Olivier BERNER
Mariage :
Célébré par Michel ORIEZ
{ Sylvie ZVEREFF et Fabien BARTHOLOME , le 24 novembre 2001
Décès :
{ André DARCQ , le 17 septembre 2001 à Belfort, à 84 ans
{ David ASTORGA , le 28 septembre 2001 à Eloie, à 34 ans
{ Jean SAVARY, le 7 novembre 2001 à Belfort, à 76 ans
{ Robert PETITJEAN, le 22 novembre 2001 à Belfort, à 76 ans
Agenda
 
@ 16 mars : nettoyage de printemps, au départ de la place Armand JUND
@ 20 avril : concert de la chorale, Maison du Temps Libre
@ 4/5 mai : 5ième édition de Peinture & Ecriture, Maison du Temps Libre
@ 25 mai : journée plantation, au départ de la Mairie
@ 18 juin : Fête de la musique, Maison du Temps Libre
@ 15 septembre :  Marche du Canton
@ 22 septembre : Marché aux puces, Place Jean MOULIN
@ 28/29 septembre : 9ième Salon de Peinture, Maison du Temps Libre
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